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Coup de coeur : les laines By Night Dyes

Je sais que je vous avais promis de la couture pour aujourd’hui… mais la catégorie « Coup de cœur » a dormi depuis bien trop longtemps !

Je la rouvre aujourd’hui avec grand plaisir pour vous parler du travail d’une fée des couleurs : Nathalie de By Night Dyes. C’est son travail qui m’a inspiré mon châle Cassiopée

Nathalie vit en Belgique et teint ses laines de façon naturelle à l’aide de végétaux. Elle aime travailler au rythme de la nature, et sa démarche m’a particulièrement intéressée. Ses laines teintes à la main, ses jolis sacs à en encours et ses cousettes pleines de tendresse sur sont sur sa boutique internet et sur des marchés artisanaux auxquels elle participe. On peut la retrouver sur Facebook, Ravelry et dans ses podcasts toujours pleins de bonne humeur, de soleil et de couleurs. J’ai tout de suite eu envie d’en savoir plus sur son travail et elle a gentiment accepté de se prêter au jeu de l’interview…

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Chaussez vos baskets et n’oubliez pas vos petits paniers, nous partons ensemble à la cueillette aux réponses…

dégradé laines

 1/ Pourquoi as -tu choisi la teinture en général comme métier ? et pourquoi la teinture végétale en particulier ?

« Ce n’est pas du tout mon métier… je suis graphiste à la base, j’ai étudié aux Beaux-Arts. Je suis obsédée par la couleur. Je crois qu’il était obligatoire qu’à un moment, j’essaie la teinture de laine. J’ai choisi la teinture végétale parce que j’aime le lien que ce processus a avec la nature, la botanique mais aussi avec la chimie (je ne parle pas de produits chimiques mais de processus chimique). La teinture végétale ne consiste pas à juste faire une soupe de plantes dans laquelle on jette de la laine ou du tissu. Il faut suivre le cycle des saisons, il faut faire attention à l’acidité du bain… tellement de paramètres rentrent en compte. l’apprentissage est sans fin. Et j’aime apprendre.

J’aime aussi la lenteur du processus. Il y a de nombreuses étapes. Toutes doivent être respectées et chacune prend des heures. Les temps de trempage et de séchage sont aussi essentiel que le bain de teinture lui-même. Et j’aime l’idée de faire quelque chose lentement, naturellement. »

 

2/ Peux-tu nous parler de ton processus créatif en teinture végétale ? Pars-tu des plantes que tu as à portée de main ou de quelque chose que tu as vu au cours de ta journée , qui t’a inspirée et donné une envie d’une couleur précise ?

« A priori, en fonction de mon expérience et de la littérature, je sais quelle couleur va donner quelle plante. Mon cycle de teintures est vraiment surtout lié à mon envie du moment – pas de telle ou telle couleur – mais d’exploiter telle ou telle plante. Soit parce que c’est la saison, soit parce que j’ai envie de refaire d’autres expériences sur base d’une plante connue, soit pour varier les techniques et parties de plantes utilisées. »

3/ Y a-t-il un végétal que tu aimes utiliser plus qu’un autre pour tes teintures ?

« Forcément, il y a des couleurs auxquelles je suis plus sensible que d’autres. Et certaines plantes qui offrent un spectre de couleur plus vaste que d’autres. Mais chacune a ses spécificités et j’aime alterner… Entre celles qu’on utilise fraîches, celles dont on utilise les racines ou l’écorce… voire toutes les parties… Le processus est différent pour presque chaque plante. je n’ai donc pas de préférence. Dans certains cas, c’est très technique, très précis. Surtout si on veut obtenir certaines couleurs – comme le rouge garance ou le violet très foncé du bois de campêche. Dans d’autre cas, il est agréable de juste laisser faire le hasard. C’est ce que je fais quand j’utilise les plantes que j’ai à portée de main. »

 

 

3 / Est-ce qu’il y a une couleur que tu rêves d’arriver à obtenir un jour avec la teinture végétale ?

« La couleur que je rêve d’obtenir est évidement le bleu de l’indigo – et par extension le vert qui contrairement à ce que la chlorophylle des plantes pourrait laisser à penser est impossible à obtenir en teinture végétale sans passer par un double bain de teinture – jaune puis bleu. Bizarrement, je m’en faisais toute une montagne. Et avais toujours lu que la cuve d’indigo nécessite des produits chimiques dont le rejet dans la nature n’est pas génial. Comme je me refuse d’utiliser quoi que ce soit qui puisse être nocif pour mon jardin – où je verse l’eau restante de mes bains, je m’étais fait à l’idée de ne jamais teindre à l’indigo. Mais, tout récemment, j’ai assisté à une démonstration et appris qu’il existait une recette absolument sans danger – la cuve 123 de Michel Garcia. Il y a donc de fortes chances que je fasse une tentative – ou plus 😉 – pendant l’été… »

4/ Quelle est la dernière couleur que tu as teinte et avec quoi ? Peux-tu nous en montrer un écheveau ?

« J’ai utilisé les feuilles de rhubarbe de mon jardin. J’en ai fait une décoction que j’ai laissé macérer 4 jours avant de filtrer et d’y ‘cuire’ ma laine. Que j’ai, à nouveau, laisser macérer 4 jours avant de rincer. le résultat est un jaune/ beige lumineux et soyeux. Et une odeur atroce dont je n’arrive pas à me débarrasser 😉 »

Rhubarbe
Teinture à la rhubarbe

5/ Si tu devais résumer ta passion en un mot ce serait…

« Un seul? Impossible. Surprise et patience »

6/ Selon toi, la teinture végétale est-elle à la portée de tout le monde et que conseillerais-tu à ceux qui veulent s’y essayer ? 

« La teinture végétale demande énormément de patience et de rigueur.Du point de vue strictement pratique, oui, elle est à portée de tous. Les ingrédients nous entourent. De plus, elle fait partie de notre histoire, de l’histoire de l’Humanité (oui… carrément ;-). Les couleurs traditionnelles de beaucoup de cultures  dites primitives sont liées aux végétaux locaux.

Mais tout dépend du résultat qu’on veut atteindre. Beaucoup de végétaux sont de faux amis. La betterave rouge, le chou rouge, les fruits rouges, les épices de notre cuisine… tous vont donner à la laine ou au tissu une jolie couleur mais cette couleur va disparaitre avec le temps, la lumière, les lavages…

La teinture végétale implique un processus chimique. C’est ce processus chimique naturel qui va faire tenir la couleur. Les plantes ne sont pas toutes nos amies. Certaines sont toxiques une fois cuites. Les émanations du bains peuvent être dangereuses. On travaille avec une eau entre 65 et 80°. La teinture végétale exige également beaucoup de prudence. Il faut porter des gants, il faut travailler dans une pièce bien ventilée et ne jamais utiliser du matériel  dans lequel on cuisinera par la suite.

La recette que j’ai donnée dans mon deuxième épisode de podcast est à la portée de tous (mais attention à l’eau chaude si on la pratique avec des enfants). Il s’agissait de la recette de teinture aux pelures d’oignons. Elle ne nécessite pas de pré-traiter la laine (on parle de mordançage), la cuisson des pelures d’oignons est certes odorante mais non toxique,on peut utiliser son matériel de cuisine habituel et le résultat est bluffant. mais c’est une des rares plantes qui rende les choses aussi simples 😉 »

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Châle Mayapple, tricoté par Nathalie avec un fil teint à l’oignon

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**** Un grand merci à Nathalie qui a accepté de nous donner sa recette de la teinture à la pelure d’oignon  ! ****

Teinture à l’oignon 

« ♥ En teinture végétale, la règle est qu’il faut le même poids de plante séchée que de laine à teindre. La pelure comporte tellement de tanins que ce n’est pas nécessaire. Mais il en faut quand même un sacré volume si on désire une couleur soutenue.

La couleur obtenue dépend d’énormément de paramètres (quantité de pelures, qualité de la laine mais aussi variété d’oignon, date de la récolte, origine des oignons…). Il est donc quasi impossible d’obtenir deux fois le même résultat. Si on veut teindre la laine pour un grand projet tricot, je conseille vivement de tout teindre en une fois.

Recette

1/ Plonger les pelures d’oignons dans un grand volume d’eau – Idéalement, les laisser tremper au moins 24h. Faire chauffer en montant progressivement la température jusqu’à la petite ébullition. Laisser bouillonner pendant 1h en mélangeant de temps en temps. Laisser ensuite refroidir (au plus longtemps, au mieux) et filtrer.

2/ Mettre la laine (ou le tissu) que l’on veut teindre à tremper 1/4h dans une bassine d’eau claire à 30°C. L’essorer et la plonger dans la décoction d’oignons. A nouveau, monter la température très progressivement jusqu’à 75°C et maintenir cette température pendant 3/4h-1h. Mélanger de temps en temps délicatement (en tournant vite, la laine peut feutrer). Laisser refroidir – en général, je laisse la laine 24h dans le bain mais au plus longtemps elle reste, au mieux c’est.

3/ Rincer la laine abondamment à l’eau – Jusqu’à ce l’eau qui en sorte soit claire. Faire tremper 1/4h – 20 minutes dans une bassine d’eau à 30° avec un petit peu de détergent pour laine ou de savon de marseille.

4/ Rincer à nouveau et laisser sécher à l’abri des rayons directs du soleil.

Si le bain n’est pas « épuisé », c’est-à-dire qu’il est encore coloré, n’hésitez pas à y teindre une autre série de fils. Ils sortiront plus clairs mais probablement très jolis aussi. »

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J’espère que cet article vous aura donné envie de découvrir le travail de Nathalie, et de vous essayer à la teinture à l’oignon (vous verrez c’est addictif ! ).

Je vous dis à tout bientôt pour de nouvelles rencontres, de nouvelles créations et de nouveaux échanges ! Passez un doux Lundi… 

 

 

 

 

 

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Le projet Darwin {Bordeaux}

En ce moment, le blog est un peu en vacances…

J’ai bien ralenti mon rythme de publication pour profiter un maximum de l’été… Alors pour vous faire patienter en attendant mes nouvelles créations j’ai eu envie de vous emmener avec moi en balade…

Pour cette première escapade, que diriez-vous si l’on faisait un bout de chemin ensemble jusque dans le bordelais ?

Je vous emmène en plein centre de Bordeaux, mais cette fois pas question de s’attarder Place des Quinconces ou de faire chauffer la carte bleue en descendant la rue Sainte-Catherine. Et si pour une fois on s’écartait du troupeau pour traverser ensemble le Pont de Pierre? Laissons derrière nous le flot des touristes et direction la rive droite et le quartier Bastide, à deux pas du centre. Cette partie de la ville, je ne la connais pas du tout… J’ai eu envie de la découvrir après avoir regardé une des émissions de La Maison France 5, consacrée à un espace urbain bien particulier de ce quartier : le projet Darwin.

J’ai été sensible à la démarche éco-responsable de ce projet, qui a permis de réhabiliter tout un ensemble de bâtiments (auparavant des entrepôts et une caserne militaire) afin de l’adapter en un vrai lieu de rencontre, d’échanges et de création.

Une partie de l’espace reste encore à rénover :

DSC_0155Tandis que l’autre, entièrement repensée n’attend plus qu’à être visitée…

En arrivant, on découvre une terrasse assez atypique ou tous les types de mobilier cohabitent : grandes tables en bois brut, chaises de toutes les couleurs et de toutes les formes… Vous allez le découvrir : avec le projet Darwin rien ne se perd, rien ne se jette, tout se transforme.DSC_0154

On entre à gauche, dans le Magasin Général :  le paradis des gourmands et aussi le plus grand restaurant bio de France. Vous commencez à comprendre pourquoi j’ai choisi de vous faire découvrir ce lieu, n’est-ce pas ? 😉

On ne sait plus où poser les yeux tant il y a de détails à voir : d’étonnants vélos suspendus, des luminaires originaux faits avec des bocaux (super idée pour ceux qui ne veulent pas les remplir avec ma gelée de mûres …), des plantes vertes, panneaux en bois…

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Pour mieux apprécier tout ce décor, autant avoir le ventre plein… Alors faisons un premier arrêt pour un petit-déjeuner gourmand – et bio… Au menu : gâteaux, viennoiseries et délicieux cafés… Avec ou sans mousse de lait c’est à vous de choisir.

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A table ou dans un des nombreux canapés les places ne manquent pas… On pourrait même -qui sait- terminer une cousette ou deux en sirotant son café si la Singer dans le fond veut bien démarrer …

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Car le projet Darwin n’est pas destiné qu’aux gourmands. Il se compose aussi d’un espace de bureaux situés à l’étage du bâtiment, que je n’ai pas pris en photo. Il est possible d’en louer une partie, que l’on soit auto-entrepreneur, indépendant ou petite entreprise. De quoi faire pousser de belles idées, et concrétiser plus de projets… sans rester seul dans son coin ! J’adore l’idée ! Et si vous êtes sportifs dans l’âme ou bricoleur du dimanche, vous trouverez aussi votre bonheur dans l’une des associations du projet Darwin.

Les plus gourmands pourront enfin profiter d’un déjeuner plein de produits frais, servi avec le sourire pour ne rien gâcher. Petits plats à la carte ou hamburgers maison, pour les végétariens ou les carnivores : il y en a pour tous les goûts  !

Ce jour-là, j’avais une grosse faim (que voulez-vous, la photographie ça creuse !) :

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On pourra même finir la journée par quelques emplettes au magasin bio qui jouxte le restaurant, sauf si-comme moi- vous y allez le lundi, jour de fermeture…

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J’espère que la promenade vous a plu, si vous voulez en savoir plus, retrouvez toutes les informations sur le projet Darwin sur leur site.

Cette escapade m’a donné de nombreuses idées déco et même pour de futurs patrons de tricot… Alors je vous dis bonnes vacances et à bientôt !

Et si vous voulez un fond d’écran rigolo, découvrez le joli dessin que Fille d’Hiver nous offre sur son blog pour la saison des maillots ! 😉 Je l’ai déjà adopté !

fond d'écran été

Les Tricopathes

Les Tricopathes

L’un des passe-temps favori de la tricoteuse (quand elle ne fait pas cliqueter ses aiguilles), c’est le lèche-vitrine créatif ! 

Je n’échappe pas à la règle, et j’adore découvrir de nouvelles boutiques. Les lieux de perdition laineux sont mes préférés quand je vais en ville et je ne manque pas une occasion d’y flâner quelques heures… Pour glaner des idées, faire le plein de fournitures, ou juste pour le plaisir des yeux.

Alors quand j’ai appris l’ouverture d’un tout nouveau magasin de laines toulousain sur le site de Tata Georgette, je n’ai pas pu résister à l’envie d’aller le découvrir.J’ai lancé un appel sur Ravelry  et 3 tricopines ont répondu présentes pour participer à une séance shopping.tricopathes

La boutique s’appelle« Les Tricopathes », avec un nom comme celui-ci je me sens déjà dans mon élément ! 🙂

La gérante du magasin a chaleureusement accueilli notre petit groupe de tricoteuses. Passionnée de tricot depuis ses 15 ans, elle a concrétisé un « rêve de jeune fille » en ouvrant sa propre boutique.

Des dizaines de pelotes attendent sagement leurs futures tricoteuses, il y en a pour tous les goûts, et les couleurs sont un régal pour l’oeil. Sur les étagères, des marques connues et reconnues comme Fonty, Plassard ou DMC…  et certaines qui me sont moins familières comme Jong.

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Je suis partie sans idée précise et n’ai donc rien acheté cette fois-ci, mais le choix est vaste : laines moelleuses, cotons tous doux… De quoi tricoter ou crocheter tout en couleurs pour les beaux jours !

J’ai eu un coup de cœur pour le joli châle multicolore au crochet qui habille le mannequin de la boutique. Cet ouvrage qui sent bon le printemps m’a donné envie de réessayer le crochet, comme quoi tout est possible !

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Une fois trouvée la laine de nos rêves, on peut également choisir un modèle parmi la jolie collection de magazines tricot en vente à la boutique ou acheter les aiguilles dont on a besoin.

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Et, si on veut commencer à tricoter sans attendre, avancer un encours ou se retrouver entre amies « tricopathes » un espace détente est mis à notre disposition. On peut même siroter un thé ou un café en jouant des aiguilles. Elle est pas belle la vie ? La gérante a joué la carte de la modernité pour créer un coin tricot-thé très dynamique. Je l’avoue, j’ai une préférence pour les espaces rétro plus classiques, les canapés profonds et les fauteuils moelleux mais je salue l’audace de cette déco qui prouve bien que le tricot se réinvente et se modernise.

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 J’ai adoré découvrir cette nouvelle boutique, et si vous êtes amoureux de laine et de tricot, retenez-bien l’adresse :

Les Tricopathes, 41 rue Matabiau, TOULOUSE.

Vous pouvez suivre toutes les actualités de la boutique sur leur Page Facebook. On me dit dans l’oreillette que des ateliers crochet et tricot sont à venir bientôt. 😉

Et pour finir en beauté cette jolie escapade, quoi de mieux qu’une pause gourmande Aux  Douces  Heures? Cette fois, j’ai réussi à vous faire une photo du légendaire, de l’inimitable cheesecake !

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J’espère que la ballade  vous a plu et je vous dit à bientôt pour d’autres escapades.

Shopping créatif

Shopping créatif

Le week-end dernier a commencé, comme cette semaine : sous la pluie. Au menu, beaucoup de vent et de grisaille…et moi, je préfère un nuage (de lait) dans mon thé qu’un gros nuage menaçant au-dessus de ma tête…

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Source: Le blog de Marie V.

A priori donc, le programme semblait tout tracé: lecture et réponse aux e-mails des testeuses de ma shawlette, le tout accompagné par des litres et des litres de boissons chaudes. Hors de question de mettre un orteil dehors !

Mais ça, c’était sans compter le salon créatif qui avait lieu dans ma ville !

Un vrai salon avec des stands remplis de tissus, boutons, bobines… 

Pluie ou pas pluie, impossible de résister ! Parce que c’est vrai que j’ai le chic pour râler (beaucoup) sur les parisiens et les citadins abonnés aux événements DIY géniaux, aux  tricot-thé entre amis… alors maintenant qu’il se passait quelque chose à deux pas de chez moi, j’étais obligée d’y aller !

Je suis partie motivée, avec mon parapluie et un bon manteau. Et vraiment, je ne regrette pas d’avoir fait le déplacement ! Les vendeurs proposaient de vraies merveilles : de jolis tissus d’ameublement, des centaines de petites babioles qui font le bonheur des couturières (boutons, fermetures fantaisies….), des tissus pour le patchwork de toutes les couleurs, des porte-bobine vintage en bois, des fils à broder, des toiles… Une vraie caverne d’Ali-Baba !

J’avais prévu d’être très sage et de ne pas acheter grand’chose. Juste un petit souvenir. (Aha ! Vous y croyez vous ?) Et finalement j’ai ramené… deux ou trois choses. Je vous montre ?

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Vous avez vu ces jolies trouvailles ? 

L’essentielle jauge à aiguilles en forme de mouton !!! J’en cherchais une comme ça depuis des siècles mais je la voulais en bois, pas en plastique ! Alors quand je suis tombée sur cette merveille, j’ai sauté au plafond ! Cet accessoire est juste adorable et il va vraiment m’être utile car les chiffres sur mes KnitPro s’effacent de plus en plus donc c’est très difficile de lire le diamètre correctement.

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Quatre coupons de tissus pour patchwork. Et oui, c’est officiel je vais remettre ça ! Depuis le temps que ça me trottait dans la tête j’ai décidé de me lancer à nouveau dans l’aventure ! J’ai tourné et retourné mon stock de tissus depuis des semaines mais impossible de trouver LA bonne association de couleurs… C’est chose faite !

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De jolis mini-cadres pour broderie. Je n’en montre qu’un seul sur la photo mais j’en ai pris 4. Je pense en faire des broches ou les intégrer à un mini tableau à suspendre. J’ai choisi une forme ovale mais ils existent aussi en rond.

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Des babioles à coudre sur de futurs projets. J’ai vraiment craqué pour ces petits embellisements en bois. Le stand était époustouflant, avec plein de petites cases et dans chacune d’elles une forme différente : il y avait des animaux, des outils, des fleurs, des maisonnettes avec des toits différents, des mots… Le seul hic, c’est que ces merveilles ne sont que décoratives, car elles ne passent pas en machine.

Je suis ravie ! 🙂

Et vous, vous avez fait des emplettes ce week-end ? 

Les bonnes adresses :

Salon organisé par l’association Patch et broderies en folie

Babioles en bois de chez Auvergne Laser 63

 

 

 

 

 

 

La Demoiselle au Couvent (d’Hérépian)

La Demoiselle au Couvent (d’Hérépian)

Je tricote beaucoup, j’écris souvent, et parfois je me ballade dans la vraie vie. Alors pour changer un peu du quotidien, j’ai eu envie de partager avec vous mon premier coup de coeur « voyage » de l’année 2016. 

C’était un vendredi et malheureusement, il pleuvait. Mais pas question de se laisser impressionner par quelques gouttes de pluie !!! Valise bouclée, et en avant pour une courte escapade dans  l’Hérault… Juste le temps de s’évader à deux et de découvrir une bulle de bien-être nichée dans un coin de verdure.

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Pendant le voyage, le soleil a montré le bout de son nez et j’ai réussi à capturer quelques images. Les Corbières me regardaient de toute leur hauteur, et devant un si joli paysage  je commençais à me demander si finalement, je n’étais pas plus « montagne » que « mer »…

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Le temps de réfléchir à cette question et nous étions arrivés à Hérépian, un joli village de 1503 habitants (+ 2 touristes émerveillés !) situé au Nord de Béziers. Le retour de la pluie ne m’a pas permis de me promener autant que l’aurais voulu mais j’ai eu le temps d’admirer de jolies maisons en pierre de taille et des talus pleins de fleurs sauvages.

Puis, direction la chambre d’hôtes du Couvent d’Hérépian. Et nous entrons maintenant dans le vif du sujet coup de ♥ !

Le Couvent d’Hérépian est un très joli bâtiment, datant du XVIIème siècle qui accueillait autrefois les sœurs de l’Eglise Saint-Martial. Si les religieuses l’ont aujourd’hui déserté, on ressent encore cette ambiance de calme, de sérénité. Rien ne m’impressionne plus que les lieux ainsi chargés d’histoire, encore pavés de pierres anciennes. Le sol et les murs sont intacts, et le charme opère sur le visiteur : ce lieu n’est pas ordinaire, il a vécu bien avant nous.

Mais pas question de se sentir mal-à-l’aise ou gêné, dès l’accueil le ton est donné par l’agréable hôtesse : nous sommes ici « comme à la maison ». Un petit tour du propriétaire et on découvre le bar, entièrement libre d’accès où chacun se sert à sa guise en notant ses consommations sur un petit carnet. C’est le principe de l’« honesty bar », qui donne une vraie impression de « chez soi ».

La chambre, est très joliment décorée, comme le reste de la maison. Des couleurs assez neutres sont réchauffées par quelques notes rouges ou violines. Le mobilier ajoute un charme fou et rien ne semble laissé au hasard : des rideaux en lin en passant par la courtepointe en patchwork (pour laquelle j’ai craqué, je l’avoue !) ou les petits bibelots. Dans chaque détail règne l’harmonie.

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Le balcon permet de petit-déjeuner en profitant de la vue imprenable sur les Corbières. J’ai beaucoup aimé ce joli salon de jardin en fer forgé mais nous ne l’avons pas utilisé, en raison du temps. Ceci dit, ça doit être très agréable en été !

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Et du côté de la salle d’eau ? Une douche avec un sol en pierres comme je les aime, des serviettes moelleuses et bien chaudes qui n’attendent que nous et un petit panier plein de cosmétiques bio.

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Confort et respect de la peau sont au rendez-vous, car le couvent d’Hérépian, c’est avant tout un lieu où l’on prend soin de soi : autant dans la salle de bain que dans le superbe SPA.

Une fois nos affaires installées, je n’avais qu’une hâte : sauter dans le peignoir mis à notre disposition et aller me délasser. Une eau à 30°C, un bassin en mosaïque, et par les fenêtres la montagne, toujours présente. Un pur moment de relaxation sous les voûtes du XVII ème siècle !!!

SPA d'Hérépian
Source : http://www.couvent-herepian.com

 

Pour prolonger la détente, j’ai découvert en soirée les bienfaits du massage à la bougie, l’un des nombreux soins proposés. La cire fondue apporte une chaleur douce et vraiment relaxante. C’est là que je me suis aperçue que j’avais les bras et les mains tendus par les heures de tricot ! Cette parenthèse cocooning leur a fait le plus grand bien !

Le lendemain matin, nous sommes descendus dans la salle à manger pour prendre le petit-déjeuner. Là encore, l’ambiance rustique mais élégante m’a charmée. Presque autant que le somptueux buffet débordant de viennoiseries fraîches, de confitures et autres douceurs sucrées. Les becs sucrés-salés (comme moi) y trouvent aussi leur bonheur avec la combinaison gagnante jambon/fromage/oeufs ! 🙂

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Chacun se sert comme il l’entend, dans de grands plateaux que je rêve d’avoir un jour dans ma cuisine, soit dit en passant ! On peut également manger en chambre ou dans la véranda. C’est cette dernière option que nous avons choisi pour profiter de la vue. J’étais plus que ravie et le petit-déjeuner très copieux s’est transformé en brunch pour mon plus grand plaisir.

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La seule pièce dont nous n’avons pas profité durant notre bref séjour est le salon-bibliothèque. Une petite merveille avec sa grande cheminée, ses fauteuils d’allure moelleuse et les livres qu’on feuillete à sa guise. Si vous êtes d’humeur DVD, il est même possible de choisir parmi la sélection et de regarder votre film dans la chambre. j’ai aperçu de bons classiques comme Fenêtre sur Cour ! 😉

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En bref, une vraie belle découverte et un lieu décoré avec goût qui a conservé toute son authenticité en s’ouvrant aux touristes.

Un grand merci à toute l’équipe et aux propriétaires pour leur accueil chaleureux ! 

J’espère que la ballade vous a plu et je vous dis à très vite pour de nouvelles aventures ! J’ai été très inspirée par ces jolis dessus de lits, je dis ça, je dis rien… 😉

Et si je vous ai donné envie de découvrir ce lieu magique, rendez-vous sur leur site : http://www.couvent-herepian.com

L’histoire d’un cadeau

L’histoire d’un cadeau

C’est un peu honteuse que je passe derrière le clavier aujourd’hui… Parce que j’ai manqué à tous mes devoirs de tricopine en oubliant de vous raconter l’histoire d’un très joli cadeau que j’ai reçu… il y a des semaines déjà !

C’est en voyant les articles de Mes petites Récréations  et et de Côté Tricot que la lumière est brusquement revenue dans mon petit cerveau !!! Toute occupée avec le KAL Chaussettes d’Hermione et un nouveau patron en pleine élaboration, j’avais oublié l’essentiel : remercier convenablement Mine pour son adorable présent ! Shame on me ! Tu me pardonnes Mine ? 

Parce que ton cadeau m’a vraiment fait plaisir !!! Une création réalisée avec délicatesse, et qui me correspond vraiment. Une jolie cousette dans des tons naturels et cosy, avec de jolis tissus, sans oublier des boutons en bois vraiment mignons.

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Ce joli porte-clefs trône pour l’instant dans mon bureau, pas loin de mes aiguilles circulaires et de mon fourbi créatif. Et dire que j’avais oublié de faire un article pour vous le montrer !!!! 😦

Je craque pour le joli personnage qui me rappellera toute l’année la période de Noël que j’adore ! C’est que Mine ne fait pas les choses à moitié : elle m’envoie carrément le Père Noël pour qu’il me serve d’assistant dans mes projets créatifs cette année ! Je ne suis pas sûre de mériter son aide, vilaine tricopine que je suis !

Tricot thé janvier (2)

Mais quelle jolie attention c’était de faire pour moi cet accessoire ! Sans parler de la carte et de ton gentil mot qui m’a beaucoup touchée 🙂

♥♥♥ Alors, avec beaucoup de retard mais beaucoup de cœur, je te dis : Merci Mine !!!! ♥♥♥

Tu seras toujours la bienvenue dans ma modeste maison de Hobbit !!!!!

 

Par amour de la laine

Par amour de la laine

Ceux qui me suivent depuis un moment l’ont sans doute déjà compris : j’attache beaucoup d’importance à la qualité de la laine que j’utilise. Bien sûr, j’ai commencé avec des laines basiques de grandes marques internationales… et puis j’ai découvert qu’il existait une autre façon de tricoter.

Mes goûts ont évolués, et j’ai choisi de privilégier autant que possible des laines teintes à la main, des laines françaises et bien de chez nous 🙂

Alors oui, ça signifie parfois payer un peu plus cher que pour une laine acrylique de base achetée à un géant mondial de la pelote. J’ai l’honnêteté de le dire, il ne faut pas se voiler la face… Mais il faut savoir ce que l’on privilégie.

Pourquoi acheter une laine française et/ou teinte à la main?

Idéal pour les peaux sensibles

Personnellement, j’ai une peau sensible très difficile : la pure acrylique, le polyester et même certains fils 100% laine me font souvent réagir. Résultat, je me suis retrouvée avec des tricots faits avec amour que je ne pouvais pas porter tellement ils me grattaient.

Et puis, j’ai découvert le mérinos français. Une douceur incomparable, aucune sensation de gratouillis. J’avais trouvé mon Graal. Depuis que j’ai découvert les belles laines de Petit Bout de Moi, le tricot est un régal !

 

De plus, les laines teintes à la main subissent moins de traitements chimiques que les laines produites de façon industrielle, ce qui n’est pas négligeable !

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Source: https://fr.pinterest.com/pin/453315518722057943/

Des écheveaux exceptionnels 

Ce que j’aime par-dessus tout dans ces laines teintes à la main, ce sont les couleurs incroyables que les artisans arrivent à obtenir. Oubliées les couleurs formatées et parfaitement uniforme, chaque écheveau est unique et même deux écheveaux d’un même bain auront quelques différences.

L’artisan laisse libre cours à son imagination et crée des mélanges inédits : des laines délicatement mouchetées, ou avec de francs éclats de couleur, des dégradés délicats, des teintes éclatantes ou pures… Tout lui est permis, et c’est comme si cette liberté d’expression m’entraînait avec elle dans un élan créatif.

Pour illustrer ce paragraphe, petit aperçu des laines de La Fée Fil que j’ai ramenées du CSF : « Palette du Peintre » et « CSF 2015 »

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 Derrière chaque écheveau, un artisan

Et puis, j’aime savoir qu’en achetant un écheveau, j’achète le fruit du travail d’un petit artisan. C’est un achat à échelle humaine dans un monde où tout est à une échelle disproportionnée. C’est comme un retour à l’essentiel et à la simplicité.

Quand je ferme les yeux, je peux presque voir la cuisine où sont teintes les laines, dans un évier pas bien différent du mien, par quelqu’un pas si différent de moi.

Derrière chaque écheveau il y a un artisan, une femme qui a sa vie de famille, ses bonheurs, ses tracas , et qui en plus de tout cela apporte un peu de magie dans le quotidien de chacun.

Voilà pourquoi j’aime acheter des laines françaises teintes à la main. 

Et pour savoir ce que je vais faire de ces écheveaux de La Fée Fil… rendez-vous au prochain épisode 😉

 

♥Pour en savoir plus sur le travail de Petit Bout de Moi:

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♥Pour en savoir plus sur le travail de La Fée Fil:

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Un grand MERCI pour votre travail formidable les filles! 🙂